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J'ai décidé de créer ce blog dans le but de vous faire découvrir mon dossier professionnel. Il est en fait une esquisse des mes croyances, de mes rêves, de mes valeurs et de tout ce qui se rapporte à l'enseignement. Vous y trouverez ce qui m'anime, mais surtout ce qui me pousse à cheminer dans cet univers magique. Ce portfolio est un outil qui me permet de me pencher sur ma pratique et de comprendre pas à pas mon parcours. Vous êtes tous invités à jeter un petit coup d'oeil.

lundi 23 novembre 2009

Mes conceptions des finalités de l'éducation

Dès son entrée à l’école, le jeune est amené à construire sa compréhension du monde qui l’entoure, mais surtout à se construire personnellement. Pas à pas, celui-ci découvre ce qu’il aime et ce qui l’anime; il fait sa place au sein du groupe. Il revient à l’enseignant d’offrir à l’élève des contextes et des situations d’apprentissage stimulantes qui suscitent un questionnement intérieur. Comparable à une minisociété, la classe est un lieu qui laisse place à la jeunesse de demain où se confrontent croyances, cultures et valeurs. L’enseignant agit en quelque sorte comme un passeur culturel qui guide le jeune dans son parcours scolaire. Chaque courant éducatif sur lequel s’appuie l’enseignant vise à l’épanouissement des jeunes, et ce, de différentes façons et avec diverses approches. En tant que future enseignante, il est important de se questionner sur les finalités visées par ces courants afin de former une belle jeunesse. Quelles finalités me semblent les plus souhaitables et pourquoi? Je trouve important d’amener les jeunes à bien se connaître, à être actifs dans leurs apprentissages, à devenir de bons penseurs critiques et à prôner comme valeur le respect. D’ailleurs, plusieurs raisons me poussent à choisir ces objectifs qui seront présents dans l’éducation des groupes d’élèves que j’aurai.

Tout d’abord, une des finalités souhaitables en éducation est la connaissance de soi. Je trouve important que les jeunes soient en mesure de connaître leurs façons d’apprendre, leurs forces, leurs limites et leurs besoins. Chaque personne possède un style d’apprentissage qui lui est propre. En effet, un individu conscient de son style peut développer plus facilement des outils et des stratégies propres à son image. Par exemple, un élève animé par la musique apprendra plus facilement ses tables d’addition s’il utilise comme démarche la récitation de celles-ci sur un rythme quelconque. Ainsi, le jeune apprendra tout en restant dans son champ d’intérêt. L’individu qui se connaît bien sera en mesure de choisir la meilleure façon de s’exprimer et d’agir pour obtenir un résultat qui reflète ce qu’il est réellement. De ce fait, il pourra mieux s’adapter au contexte qui lui est présenté en exploitant ses points forts pour mettre à profit ce qu’il sait. Également, des individus ayant une bonne connaissance d’eux-mêmes pourront être en mesure de répondre à leurs besoins. Ils seront capables de dresser un portrait de ce qu’ils sont et ainsi s’assurer d’un épanouissement global. Le jeune sera en mesure de savoir ce qui lui convient, car il saura ce qu’il aime ou n’aime pas et ce qui le motive dans sa vie personnelle. Un meilleur discernement en découlera lui permettant de faire des choix plus éclairés qui répondent à ce qu’il est. Une personne se connaissant bien est une personne équilibrée et capable d’un dépassement de soi. De surcroît, former des individus capables d’intériorisation amène un respect de soi; il est plus facile d’exprimer ses besoins, mais aussi ses limites. Cela crée une bonne estime de soi, car les jeunes ne vont pas à l’encontre de ce qu’ils prônent dans leur vie. Amené à se poser des questions d’ordre personnel, l’élève sera en mesure de choisir ce qu’il pense être le mieux pour lui et pour son épanouissement. En d’autres termes, tout au long de sa vie, le jeune sera confronté à diverses situations dans lesquelles il aura des choix à faire et une bonne connaissance de soi lui permettra d’aller dans le sens du respect de son intégrité. Bref, cette finalité en éducation amène l’individu à créer des stratégies et des outils qui reflètent sa personnalité pour lui permettre de bien répondre à ses besoins dans l’optique d’un respect de soi constant.

De plus, l’éducation devrait avoir comme objectif d’amener les jeunes à prendre part à leurs apprentissages de façon active, et ce, tout au long de leur vie. Il est indispensable que les élèves soient actifs dans leurs apprentissages et qu’ils développent par le fait même une soif de découvrir et de comprendre leur environnement. En effet, développer une intelligence active stimule chez les élèves une réflexion constante. Ils se questionnent sur les façons de surmonter tel ou tel obstacle et sur les stratégies à prendre pour réaliser une tâche. Amenés à vivre des situations de déséquilibre au quotidien, les jeunes ayant développé cette habileté sont en mesure de raisonner pour réviser leur façon d’appréhender le réel. Réfléchir sur ce qui les entoure les amène à redécouvrir un contenu expliqué en classe et à comprendre réellement celui-ci. Les jeunes, placés au cœur de leur cheminement scolaire, seront appelés à décortiquer ce qui leur est enseigné pour réussir à avoir une vision d’ensemble du contenu étudié. Un transfert sera fait entre la matière vue en classe et le quotidien de l’élève et les concepts seront redéfinis ou non selon le jeune. Il revient à l’enseignant de stimuler cette réflexion en plaçant l’apprenant dans des contextes signifiants. Prendre part à ses propres apprentissages donne envie de découvrir plus de choses et par le fait même à réfléchir sur ce qui nous entoure pour favoriser un plus grand épanouissement. De plus, éduquer des jeunes s’impliquant dans leur formation générale formera des citoyens qui seront en mesure de comprendre ce qui les entoure. Car il est plus facile de cerner les idées sous-jacentes d’un contexte ou d’un évènement lorsque l’on s’investit dans nos apprentissages. Les jeunes seront en mesure de saisir l’essence même des enjeux associés à leur environnement et présents dans la société. Ainsi, plus tard, ces citoyens s’impliqueront davantage dans différentes sphères sociales. Ils pourront de ce fait devenir des citoyens qui participeront au développement et à l’amélioration de certaines structures sociales. Ajoutons qu’un individu actif dans ses études l’amène à jouir d’une plus grande autonomie dans sa vie. L’élève actif développe une certaine débrouillardise qui peut l’aider à faire face à différentes situations. Ainsi, cette dernière amène le jeune à se parfaire tout en développant des outils qui le conduiront vers une indépendance. Il aura l’habilité de prendre conscience de ses propres actions et il pourra ainsi s’adapter aux divers contextes rencontrés. L’intelligence active amènera pas à pas l’apprenant à comprendre ses démarches, à évaluer la portée de ses actions et à mettre à profit ses connaissances antérieures. Par conséquent, le jeune ne sera plus spectateur de sa vie. Il sera acteur de son propre rôle. Le discernement de celui-ci, fondé sur une réflexion consciente, lui permettra d’être plus confiant et par le fait même de faire des choix éclairés. Bref, amener les jeunes à prendre part à leurs apprentissages de façon active, et ce, tout au long de leur vie formera des citoyens responsables. Ayant un souci constant de comprendre les évènements qui les entourent tout en étant autonomes, les jeunes seront les bâtisseurs de leur développement personnel, participeront aussi au développement de la société. Ceux-ci seront aptes à analyser les situations rencontrées et pourront agir à titre de membre d’une collectivité.

Également, je pense qu’il est important d’amener les jeunes à devenir de bons penseurs critiques. Ils seront capables d’articuler leur pensée et d’exprimer ce qu’ils pensent d’une situation donnée en s’appuyant sur leur réflexion créée par le biais d’échanges avec autrui et de leurs expérimentations. L’impact d’inculquer aux élèves cette habilité, les amènera à se demander que croire et que faire devant les différents contextes rencontrés. Les jeunes sont habiles à prendre conscience de leur propre pensée et de celle des autres et ne se gênent pas à remettre en question, par la suite, leurs hypothèses et leurs arguments qui en découlent. Ils sont amenés à analyser ce qui entoure le contexte étudié par un questionnement intérieur guidé par l’enseignant, mais aussi par les discussions et les confrontations avec les autres. Lors des débats critiques, les élèves doivent expliquer les raisons pour lesquelles ils ont opté pour tel ou tel choix . Ainsi, dans la vie quotidienne, les futurs citoyens prendront le temps de se questionner sur les idées sous-jacentes d’un contexte pour ensuite se demander ce qui les a interpelé. Ils feront le tour de la question pour ensuite prendre une décision se fiant à leur jugement. Aussi, remettre en question certains points amène le jeune à s’ouvrir à différentes perspectives. Lors d’interactions sociales, il est important d’être capable d’écouter ce que les autres ont à dire pour créer un échange intéressant et pour favoriser notre épanouissement. Pendant les débats philosophiques, les élèves sont appelés à échanger leurs points de vue sur un sujet, mais tous n’auront pas la même opinion. Ils seront amenés à comparer ce qu’ils pensent des valeurs, des croyances et à la façon de penser présentes dans les autres cultures. Nous ouvrir à différentes perspectives nous fait grandir, car nous nous questionnons dans notre vision des choses et cela ne vient qu’enrichir notre expérience. Cette capacité doit se refléter dans la vie de tout individu parce que cela permet de s’ouvrir sur d’autres horizons et de voir les choses d’une manière différente de la nôtre. De surcroît, dans ces échanges, le jeune est appelé à articuler sa pensée pour bien s’exprimer. Il doit expliquer, décrire et faire des liens entre ses idées. Les échanges sociaux de l’élève ne viendront qu’enrichir son point de vue et l’aideront à verbaliser sa réflexion. Être penseur critique permet aux jeunes d’avoir leur propre jugement face à une situation quelconque. De nos jours, les médias exercent une grande influence dans la vie quotidienne. Il est primordial que les futurs citoyens soient aptes à prendre position dans à un contexte donné en tenant compte de ce qui leur est présenté, et en faisant un choix. Il va sans dire que les jeunes penseurs critiques, suite à une remise en question et à une synthèse, se feront une idée plus générale de la situation. Ils auront remis en cause les arguments d’autrui et se seront penchés sur les divers points de vue. De ce fait, les élèves comprendront les enjeux liés à la situation et pourront défendre leur conception en tenant compte de leurs valeurs et de ce qu’ils jugent important de retenir. Bref, la finalité soulevée plus haut est importante dans l’éducation des jeunes. Le penseur critique cherche à donner du sens à ce qu’il prône et à ce qui l’entoure. Remettre en question ce qui nous est dit, analyser la situation et s’en forger une image entière permet d’être un citoyen alerte et capable de jugement.

En dernier lieu, je trouve très important d’enseigner aux jeunes le respect. L’école est un lieu où l’épanouissement et le développement global des enfants sont une finalité commune à tous les agents en éducation. C’est un lieu comparable à une mini société où chacun essaie de faire sa place et d’évoluer au sein de ce grand groupe, car les élèves sont appelés à communiquer leur façon de voir les choses, à confronter ce qu’ils prônent et à découvrir le monde qui les entoure. Ils seront appelés à choisir d’accepter les différences de chacun sans leur porter atteinte. Aujourd’hui, nous vivons dans une société où coexistent plusieurs ethnies. Initier les jeunes au respect favorise l’intégration de tous, car ceux-ci apprendront à s’intéresser aux autres. Effectivement, être accepté tel que nous sommes, nous incite davantage à prendre part à ce qui nous entoure. Cette réalité présente en classe fait en sorte que les élèves sont appelés à vivre ensemble et à comprendre que chacun a droit à sa place. Le sentiment de respect amène les jeunes à ne pas se sentir brimés dans ce qu’ils sont, ce qui favorise le processus d’intégration de tous. Cette valeur créée une meilleure estime de soi, car le jeune ne se sent pas jugé par autrui. Respecter l’autre est aussi se respecter soi-même. Le dicton le dit bien « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. » Nous influons les jeunes au respect et cela amène un savoir-vivre. Tous les jours, les élèves sont devant des situations qui exigent une éducation. Propager ces valeurs (respect et savoir-vivre) amène l’apprenant à développer des façons de faire qui n’importunent pas autrui. En tenant compte de l’autre, les jeunes agissent de manière polie, acceptent la différence, sont tolérants et par le fait même ouvrent la porte à la communication par le respect et l’ouverture d’esprit.


En conclusion, je trouve important de cibler les objectifs que l’on désire inculquer aux jeunes. Le rôle de tout enseignant est de former une belle jeunesse qui est la société de demain. C’est pourquoi je crois qu’une bonne connaissance de soi doit être acquise chez les élèves pour amener à un dépassement personnel. De plus, il faut choisir de placer les apprenants au cœur de leur apprentissage pour que tout au long de leur vie, ceux-ci aient la soif de comprendre ce qui les entoure. Aussi, les jeunes doivent être appelés à devenir de bons penseurs critiques pour réussir à se former leur propre jugement des enjeux présents dans leur environnement. Également, enseigner le respect favorise l’intégration de tous dans l’optique où chacun a sa place et où chacun s’épanouit en toute liberté. Finalement, il serait intéressant de se demander comment favoriser de telles finalités tout en tenant compte du programme de formation de l’école québécoise.

(Tiré et inspiré: GOHIER, Christiane, « Métacognition et pensée critique », Développement intégral de l’élève et épistémologie de l’éducation, p 165
GOHIER, Christiane, Développement intégral de l’élève et épistémologie de l’éducation, p 566.)

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